nouveau poéme

IL ETAIT TEMPS QUE TU ARRIVES
Au milieu de la ville
Par les berges de macadam
Sinue en clapotant
Une eau aux poissons vifs argents
Il y en a cent, il y en a mille
Hors près de là, vit ma dame
Il y en a cent, je n’en vois qu’une
En langage clair ou bien en rune
Tripotant un pauvre crayon
J’écoutes les rumeurs voisines
« Pétarades, coups de freins, chocs »
Une chaîne aux multiples maillons
Et je supporte ce qui m’insupporte
Mais je vois un poisson aux écailles brillantes
je pense écrire aux encres néocolines
de couleurs éclatantes, électrochocs
je regarde l’eau qui s’écoule et voilà,
Je coule au plus profond de son lit
Et je noie mon âme
car je pense encore à ma dame
là haut, dans son lit plafond
Je regarde l’herbe que je foule
et me voilà racines au sein de la terre
Je rentre et je casse ses portes
L’enlève aussitôt et la couche
Dans une embarcation aux reflets verts
les roseaux nous saluent et nous touchent
Le vent aide sans limites le courant
Les berges vagabondes au grès de la houle
Le soleil réchauffe les amants
Mieux que le ferait la foule
Jette ton cri mouette divine
Si loin de ta terre, la mer
Le temps s’arrête et s’écoule
Je suis roi, tu es devant moi ô ivresse des sens
Sans limites emmène nous le plus loin possible
je brûlerais des encens à chaque rite
je me vendrais inaccessible
pour m’échapper prisonnier
nous voguerons ma tendre dame
là où personne n’est allé
nous serons de beaux pionniers
tourbillonnés mouettes insatiables
et souhaitez nous liberté et amour
je m’occuperais de la liberté
elle de l’amour
pour un moment ou pour toujours
comme tu es belle, ma dame il était temps que tu arrives.
Bord de sèvre 23/11/1996

 

Publié dans : ||le 23 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »

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